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'Armada, en plus d'être cette manifestation plurielle qui célèbre le bateau dans tout ce qu'il est et représente, et aussi le moment
de découvrir les composantes de chaque embarcation comme les figures de proue, incontestablement superbes, uniques et imposantes...
A la proue du bateau, c'est-à-dire tout à fait à l'avant du bateau, sous le beaupré exactement, se trouve ce qui jadis servait à la reconnaissance
du voilier lors des voyages. Son rôle devenu dérisoire, la figure de proue demeure fascinante par sa stature d'abord, mais aussi par son histoire.
A contrario, à la poupe du bateau, se dessine une sculpture ou une fresque qui vient terminer le bateau.
La figure de proue renseigne sur l'ensemble du bateau : elle rapporte son nom et matérialise son identité. Tous les pays ou presque possèdent une
figure de proie unique installée sur le voilier. En France, la figure du cinq-mâts représente une femme pourvue d'ailes, symbole de liberté.
La Colombie possède aussi cette figure sur son voilier le Gloria. Un dieu grec, un guerrier, une femme, une sirène, les modèles sont multiples
dans le monde et souvent impressionnants : longs de plusieurs mètres, taillés dans le bois brut et tranchant l'air à la manière d'une hache,
la figure doit être proportionnel au bateau. Si elle portait chance à l'équipage, la figure de proue symbolisait aussi l'image du voilier et de son pays.
Lors de l'Armada de Rouen, les figures se rencontrent : la femme ailée de la France côtoie la figure masculine du Cuauhtemoc du Mexique. Des petites
figures se dévoilent aussi, plus discrètes comme l'ange du trois-mâts normand Frya, qui rappelle que la figure ne doit pas être absolument écrasante de
grandeur, mais qu'une petite statue de moins d'un mètre peut assurer le rôle de porte-bonheur sur toutes les mers...
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