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tendu
sur 7 km de quai, et sur quelques 240 km jusqu'à l'estuaire, le
port de Rouen connaît depuis longtemps maintenant une activité
de commerce florissante. Coulant sous les ponts Jeanne d'Arc,
Guillaume le Conquérant ou encore Boieldieu, la Seine dépêche chaque
année sur les terminaux rouennais près de 4000 bateaux de tous
types : de marchandise bien sûr comme les pétroliers et les
vraquiers, mais aussi de plaisance et promenade comme les voiliers
de l'Armada.
Premier port européen pour les céréales et premier français
pour l'agro-alimentaire, le port de Rouen continue de se moderniser
pour sans cesse accueillir les navires de tous les pays. Depuis
toujours impliquée dans sa politique portuaire, la ville a su s'ouvrir
aux diverses évolutions contraintes par l'Histoire.
Si la première guerre mondiale a joué un rôle décisif dans son agrandissement
dû à l'augmentation du trafic, le seconde guerre a davantage perturbé
son bon fonctionnement : le trafic s'appauvrit, les échanges sont
de moins en moins fréquents et l'économie du port s'affaiblit en
conséquence. Il faut attendre quelques années avant de le voir se
reconstruire, presque à neuf, et réapprovisionner la Seine
comme en ses temps les plus fastes.
En 1960, la ville décide de réaménager le chenal de l'estuaire.
Ces travaux participent du rayonnement du port par-delà les pays,
et le port de Rouen devient très vite une référence nationale, européenne
et mondiale. En 1966, la décision de conférer le statut d'autonomie
au port accélère son évolution : il devient indispensable au commerce
maritime français. Depuis 1989 et la création des Voiles
de la Liberté, le port accueille l'une des grandes manifestations
de navires dans le Monde. L'Armada n'en finit plus de compter
ses adeptes et autres passionnés de voiliers, qui se retrouvent
à chaque édition pour remplir les parcelles du port de Rouen...
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